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Reprise des programmes locatifs

Reprise des programmes de construction de logements locatifs.

L'année 2009 aura été l'année de la mise en chantier des premières opérations locatives depuis la dernière livraison en 2002. Trois opérations ont été mises en chantier pour un total de 58 logements et un investissement de 9,6 millions d'euros. Les objectifs sont une montée en puissance rapide avec un potentiel de 369 autres logements dont les études sont actuellement réalisées par différentes agences d'architecture ou en cours de programmation.

Avec ces nouveaux programmes, la SIM devrait avoir livré 387 nouveaux logements locatifs d'ici fin 2011. L'investissement atteindrait alors un total de 620 milions d'euros. La SIM retrouvera alors un niveau de production comparable à ses meilleures années, le maximum atteint ayant été un peu plus de 200 logement livrés en une année.

Les contraintes ne sont pour autant plus identiques à celles connues dans les années 1990 à 2000 et la SIM développe désormais diverses démarches.

Tout d'abord, le patrimoine créé sera pour plus de 70% du logement locatif social (LLS ou LLTS). C'est une donnée entièrement nouvelle à Mayotte. Elle répond donc à un secteur sans aucune offre et dont le retour d'expérience, adaptation des nouveaux logements, insertion des opérations et des équipements, coûts de construction se fera en même temps que les premières réalisations.

Nouvelle dimension aussi avec l'ouverture à des partenariats privés ou avec des communes. Atteindre un niveau de production suffisant implique en premier lieu de maîtriser le foncier et de démultiplier les réalisations. La SIM a, en ce sens, lancé un appel à projets en juillet 2009 pour des opérations possibles sous forme de vente en état futur d'achèvement (VEFA) qui s'est avéré efficace et qui pourrait être renouvelé.

Une contrainte enfin, ou plutôt un élément de notre démarche, sera maintenu au travers de la mise en œuvre de ces programmes encore ambitieux : le soutien à l'économie locale des entreprises et notamment des artisans mahorais.


 

L’ANRU à M’Gombani

L’ANRU à M’Gombani.

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M'Gombani, est l'un des quartiers fondateurs de Mamoudzou. Son classement en zone urbaine sensible (ZUS), la seule de l'île,  en a fait un quartier éligible à une intervention et un financement de son projet de rénovation par l'ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine).

C'est donc une opération unique par sa dimension et sa qualité alors que les autres communes n'ont que la possibilité de la RHI (résorption de l'habitat insalubre) pour agir dans les quartiers insalubres qui subsistent dans l'île.

Le périmètre d'intervention réunit la plupart des composantes d'un quartier mahorais connaissant une forte évolution. On y trouve des îlots anciens situés en aval de la rue du Commerce jusqu'à la zone dite du remblai. Les équipements sont bien présents : mosquées, plateau sportif, maison des jeunes, groupe scolaire et surtout le collège qui est au cœur du quartier. Un remblai, constitué à partir de la rocade de contournement de la rue du Commerce, accueille les extensions du site essentiellement consacrées à l'habitat.

Le projet dans son ensemble concerne directement le cadre de vie de 2500 personnes et a pour objet de restructurer l'ensemble de la voirie (véhicules et piétons), de créer des espaces publics de qualité,  de réhabiliter et de créer du logement et d'y implanter  de l'activité. A cela, s'ajoutent des mesures de gestion des réseaux et surtout des eaux pluviales qui constituent un grave problème à M'Gombani.

Les interventions techniques seront donc multiples. Leur calendrier, développé sur 5 ans selon les principes d'action de l'ANRU, prévoit la réhabilitation de 104 logements livrés par la SIM il y a une dizaine d'années et qui ont connu des extensions et des modifications parfois facteur d'insalubrité, et la création de logements et d'activités. Environ 120 logements sont prévus, principalement sur des îlots encore inoccupés, ainsi que de l'aménagement avec la réfection de la plupart des réseaux et la création de nouveaux tronçons de voirie.

La SIM a participé dès l'origine à la définition du projet. De façon plus opérationnelle, elle a accompagné la mairie dans des réflexions concernant la réhabilitation des cases existantes en réalisant les relevés des logements et en travaillant avec quelques familles à l'établissement des projets futurs. A l'approche de la signature de la convention qui marquera le début des interventions, la SIM est déjà chargée, en tant qu'opérateur, du programme de logements sociaux. Elle a engagé les premières études de faisabilité concernant 72 logements locatifs, 18 logements en accession sociale ou très sociale et près de 900 m² de locaux commerciaux ou d'activité.

Les enjeux sont ceux d'un début de chantier courant 2010 et les 5 années de travaux prévues pour l'ensemble du projet sont un défi et en même temps un vrai facteur de mobilisation de l'ensemble des acteurs autour de la mairie.

 


 

Le siège de la SIM



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La SIM rentrera dans ses nouveaux bureaux de la place du Marché à Mamoudzou avant la fin 2011.

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Les locaux de la SIM sont actuellement répartis sur quatre sites : deux d'entre eux sont territoriaux à Dzoumogne et Tsimkoura tandis que les deux sites principaux de Mamoudzou résultent d'une organisation qui s'est imposée, comme une "solution  provisoire", à la suite de l'incendie des bureaux en février 1993.
Les difficultés fonctionnelles liées à l'éclatement des départements opérationnels et gestion sont très consommatrices d'énergie, ce qui a conduit à envisager la réalisation d'un nouveau siège. Différents sites possibles dans Mamoudzou ont été étudiés pour finalement s'arrêter sur le terrain que possède la SIM, place du Marché, dont les contraintes sont compensées par des qualités exceptionnelles.
En 2006 et 2007 les premières esquisses d'une programmation ont vu le jour et une analyse de site élargie au périmètre immédiat a été envisagée ce qui permettrait conjointement à la SIM et au conseil général de valoriser un potentiel  particulièrement intéressant.
Les études ont été lancées en 2008. Un concours sur esquisses proposé à quatre équipes de maîtrise d'œuvre a été remporté par le groupement Tandem  - A. Guérin - C. Peau. La commission, présidée par le directeur général de la SIM, réunissait les différents responsables de département de la SIM ainsi qu'un représentant du conseil général pour une meilleure coordination et de la mairie de Mamoudzou pour l'aspect urbain du projet.

Déroulement du projet


La rapidité est un facteur majeur du projet.
Les études se développeront à cheval entre 2009 et 2010 et une première étape importante en novembre 2009 avec le dépôt du permis de construire devra permettre de lancer les premières actions de chantier mi 2010. L'objectif est, en effet, de procéder à la consultation des entreprises, du moins celles concernées par les lots majeurs, dès que possible afin de pouvoir réaliser des documents d'exécution définitifs cohérents avec leur propre savoir-faire, soit un gain de temps au moment des études et de la mise en œuvre.
La construction avec les techniques prévues durera 9 à 10 mois ce qui permettra de livrer le bâtiment au cours du dernier semestre 2011 dans des conditions de respect de l'environnement et du voisinage direct.

Le projet retenu


Le parti architectural lauréat met en avant des critères qui répondent aux attentes d'un projet résolument moderne tout en valorisant le mieux possible les principes de ventilation, de climatisation naturelle (brise-soleil, espace central ventilé toute hauteur) et les techniques de construction locales (remplissages briques et bois) qui restent une réalité incontournable des savoir-faire mahorais.
Sa dimension urbaine tient compte de son inscription à l'échelle du site de la place du Marché et du futur front de mer où il veut être exemplaire sans en être le point d'orgue.
Ses qualités techniques et économiques le positionnaient comme le projet le plus performant parmi les esquisses en terme de coût (moins de 1800 € / m²), en terme de rapidité d'exécution  (9 mois de chantier) et en terme d'adaptation à l'environnement (le chantier ne nécessitera que très peu de terrassements et sa structure évitera les nuisances habituellement liées aux mises en œuvre). Il participera avec le projet voisin en cours de réalisation à une nouvelle qualification de la place du Marché dont le chantier est conduit par la mairie de Mamoudzou.

Parti architectural et urbain


Une construction qui suit le terrain naturel
Une première approche du site révèle un terrain en plates-formes successives qui permet « d'habiter » la pente en douceur, sans bouleverser le sol.
Cette accroche permet également de ne pas adosser la SIM contre un talus, mais de permettre à chaque façade de bénéficier d'une lumière naturelle
3 bâtiments, 1 atrium
La problématique d'un bâtiment épais est ici résolue par l'idée d'un bâtiment qui se scinde en 3 volumes, laissant un large vide au cœur du projet pour faire entrer la lumière et établir toutes les relations fonctionnelles d'un siège social.
L'atrium ainsi constitué joue plusieurs rôles :
• Il révèle les fonctions et l'ensemble des services en permettant une lecture rapide de l'ouvrage.
• Il est le lieu des connections horizontales et verticales entre les bureaux.
Les plates-formes distributives opèrent comme des espaces transitoires. Lieu de passage par essence, elles deviennent lieu de rencontre, de détente ou d'observation.
• Véritable « poumon » du projet, il joue le rôle de régulateur thermique en baignant l'intérieur d'une lumière filtrée (pour ne pas dire contrôlée) et en forçant une ventilation naturelle par l'effet « cheminée » provoqué par ce vide central.
Gestion des visiteurs
Cette volonté « d'éclater » le projet n'est pas seulement contextuelle, elle répond également au programme de la SIM établissant une séparation nette entre l'accueil du public et le reste du siège. L'ensemble des bureaux est aménagé sur 4 niveaux organisés autour d'un atrium dont la base est située au R+1.
La structure et les remplissages sont dissociés, ce qui permet une très grande liberté dans le positionnement ou la nature des panneaux de façade (interne et externe) et dans le cloisonnement.
Le bâtiment est imaginé sur le principe des « open-spaces ».
Le système des planchers techniques permet une très grande souplesse d'aménagement et de réaménagement.

Coût prévisionnel


Montant prévisionnel des travaux 4 301 025 €
Surface de plancher            2 512 m²
Surface extérieure                  158 m²
Coût au m² de plancher       1712,20 €

 


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